En quoi la mobilité relève-t-elle de la cohésion sociale ?
Je trouve l'objectif de ce think tank extrêmement intéressant parce qu'il pose la question de solutions en matière de mobilité, les mobilités c'est à la fois un sujet très technique, mais surtout c'est un sujet extrêmement social parce que c'est ainsi que, grâce à la mobilité, qu'on peut permettre à chacun d'avoir accès à des services publics, d'avoir accès à un emploi, d'avoir accès à la culture, à l'éducation, donc, en quelque sorte de pouvoir sortir de son territoire de vie pour accomplir le destin qu'on choisit. Dans une famille qui habite dans un territoire périurbain, vous avez quatre destinations de déplacement chaque jour : c'est l'école élémentaire, c'est le lycée, c'est la faculté, et c'est le travail. Il nous faut donc inventer des solutions innovantes, agiles et souples mais à l'échelle du bassin de vie, c'est-à-dire quel est le périmètre et le territoire de vie des citoyens qui dépassent allègrement les frontières administratives. C'est-à-dire qu'il faut innover, il faut construire l'offre à partir de la demande et non pas avoir une offre qui est proposée, qui est standardisée parce qu'on voit bien que ça ne marche plus. Les collectivités travaillent ensemble, il faut travailler avec les entreprises et puis nos concitoyens pour vraiment épouser parfaitement leurs besoins.













