Une mobilité sans pollution est-elle complètement possible ?

Aymeric Weyland
Aymeric Weyland, Aymeric Weyland - Consultant, Mobilité Urbaine Rédigé le 20 février 2024
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« Je pense que ce qui est important aujourd’hui, c’est de redonner de l’attractivité aux transports en commun. C’est vrai que c’est un sujet dont on parle depuis longtemps, mais je pense que c’est par là que passera finalement la réussite de la mobilité de demain. Et pour redonner de l’attractivité, il faut que le transport en commun soit vécu comme une expérience positive et pas simplement comme une contrainte pour se déplacer. Et là, je pense qu’on a un rôle à jouer pour, finalement, rendre ce temps de transport utile, agréable, et faire en sorte que chaque citoyen se sente bien dans ses déplacements. C’est comme ça, je pense, qu’on va favoriser le report modal et qu’on va faire en sorte que les gens lâchent leur voiture pour prendre les transports en commun. »

Aymeric Weyland, consultant en mobilité urbaine, imagine une mobilité sans pollution

Une mobilité sans pollution est un grand enjeu car le secteur du transport est un des plus émetteurs en termes de CO2. Je diviserais la question en 3 :

  • Sur les voitures, nous avons déjà pris une bonne avance. On voit que ces dernières semaines, c’est le véhicule électrique qui est le plus vendu au monde. Il faut que l’infrastructure suive et la France vient de passer la barre des 100.000 bornes. C’est donc une transition qui va se faire petit à petit mais qui est quand même bien en marche.
  • Le secteur du maritime pollue aussi énormément, notamment le transport par cargo. Nous avons de belles innovations en France, comme les voiles rigides. L’idée est d’équiper le paquebot d’une énorme voile qui puisse capter le vent et donc réduire son empreinte carbone. A plus long terme, il faudra quand même penser à une énergie comme l’hydrogène.
  • L’autre grande thématique est l’avion bashing soit en jet privé ou en avion de ligne. Sur le côte jet privé, on a toutes ces start-up qui lancent les volocopters (des hélicoptères autonomes à énergie solaire qui pourront se poser sur le toit de nos immeubles). Il y a aussi une autre start-up française qui lance ses premiers avions électriques. Niveau compagnie aérienne, les commandes sont très longues : la flotte qui est livrée aujourd’hui a été commandée il y a dix ans. Mais il y a aussi une société norvégienne nommée SAS qui a annoncé vouloir expérimenter des vols commerciaux à partir de 2025 avec des avions électriques.

Au-delà de la pollution CO2, il y a aussi la pollution sonore. On voit par exemple la thématique du contrôle des deux roues avec le taux de décibel sur les scooters qui est une question sur laquelle se pencher. Avec l’électrification des flottes, nous aurons une ville plus apaisée et moins bruyante aussi bien en termes sonores qu’en termes de CO2.

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