Comment l'activisme peut-il influencer la politique de mobilité urbaine ?
La personne qui s'exprime dans cette vidéo est Sur la transformation du quartier européen à Bruxelles : « Avec notre comité de résidents, nous avons commencé à faire du lobbying et à agir pour transformer l'autoroute à cinq voies qui passe devant la Commission européenne... nous voulions en faire un boulevard bien plus étroit pour les voitures et élargir les trottoirs pour créer deux pistes cyclables. » Sur les critiques de l'époque (2003) : « Les gens disaient : "C'est utopique, ça n'arrivera jamais, les navetteurs en ont besoin". Mais c'est arrivé. » Sur l'initiative "Picnic the Streets" : « En 2012, j'ai publié une tribune sous le titre "Picnic the Streets", invitant les gens à un mouvement de désobéissance civile... je les ai invités chaque dimanche à s'asseoir au milieu des voies centrales [de l'autoroute urbaine reliant la Gare du Midi à la Gare du Nord]. » Sur le résultat final et la persévérance : « Il a fallu beaucoup de lobbying, beaucoup de persistance de la part d'un groupe de jeunes... et du courage de la part des responsables politiques. Maintenant, il est tout simplement inimaginable que nous revenions à la situation précédente. »
Philippe Van Parijs, philosophe et économiste, explique l’influence de l’activisme sur les politiques de mobilité urbaine.
Mon expérience personnelle à Bruxelles témoigne du rôle crucial de l’activisme, on peut le voir à travers deux initiatives réussies.
La première a commencé peu après mon installation dans le Quartier Européen. Avec le comité de la résidence, nous avons commencé à faire du lobbying et à agir pour transformer l’autoroute à cinq voies qui passe devant la Commission Européenne. Nous voulions la transformer en une voie beaucoup plus étroite pour les voitures en agrandissant les trottoirs et en créant deux pistes cyclables, et nous avons réussi. Ce projet a eu lieu en 2003, et à ce moment-là, les gens étaient sceptiques. Mais aujourd’hui, cela a tellement évolué, que pendant le Covid, le nombre de pistes cyclables a doublé, et nous avons désormais deux pistes cyclables dans chaque direction.
La seconde initiative, vient d’un article que j’ai publié en 2012, « Picnic the Streets ». L’idée était d’organiser un mouvement de désobéissance civile en faisant des piques-niques au milieu des voies centrales d’une autoroute. Malgré l’opposition, cela a fini par payer. Aujourd’hui, la Place de la Bourse arbore une belle et longue zone piétonne. Il y a eu beaucoup de lobbying, de persévérance, avec des groupes de jeunes qui sont venus soutenir et aussi du courage de la part des personnes au pouvoir. Aujourd’hui, il est impensable que nous revenions en arrière.
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