Comment faire des transports en commun notre premier choix ?
« La question de l'imaginaire est très importante. C'est-à-dire que pour que les gens changent de comportement, il faut qu'ils arrivent à se projeter dans une ville qui soit différente, et une ville qui soit désirable. Souvent, on présente la transition écologique comme une série de contraintes, de choses qu'on ne pourra plus faire. Moi, je pense qu'au contraire, il faut montrer tout ce qu'on va gagner : gagner en temps, gagner en sérénité, gagner en qualité de vie. Et notre rôle, en tant que média de la rue, c'est aussi d'aider à construire cet imaginaire positif. Par le design de nos mobiliers, par les messages que l'on diffuse, on peut montrer que la ville de demain, avec moins de voitures, avec plus de végétalisation, avec des transports en commun fluides et agréables, c'est une ville où on a simplement plus de plaisir à vivre. C'est ce passage de la contrainte au désir qui est, pour moi, la clé du changement pour 2050. »
Samah Kamaki, Fondatrice et directrice du Social Brain Institute explique comment faire des transports en commun notre premier choix.
Il faut que les transports en commun soient l’option que je désire naturellement. Pour cela, ils doivent être abordables, sûrs et accueillants pour une bonne expérience. A travers les transports, il faut pouvoir développer un effet positif. Le choix de prendre les transports en commun doit être fait parce que les gens le désirent.
En plus de cela, la voiture doit devenir difficile à utiliser avec des difficultés de stationnement par exemple. Si vous observez des villes comme Amsterdam, le vélo est mis en avant. Mais dans d’autres villes, nous avons l’impression que notre vélo n’est pas le bienvenu. Nous devons changer cela, pour inverser cette impression et faire en sorte que nos corps, nos vélos, nos transports publics deviennent accueillants, abordables, accessibles et où les gens ont des interactions sociales agréables.
Nous devrions également adopter une perspective de justice sociale, prendre en compte les personnes qui vivent loin de leur lieu de travail ou de leur école. Ces personnes ont besoin de plus d’attention lorsqu’il s’agit de ces choix, parce qu’elles sont parfois forcées à prendre leur voiture individuelle.
d’équivalent CO2



