Quel rôle les entreprises peuvent-elles jouer dans l'adaptation au changement climatique ?

Adèle Tanguy
Adèle Tanguy, Researcher specializing in climate change adaptation policies within the Climate Program at the Institute for Sustainable Development and International Relations (IDDRI) Rédigé le 03 janvier 2025
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Intervenante (The Mobility Sphere by Transdev) : « Il y a vraiment un enjeu à ce que tous les acteurs soient embarqués dans l'adaptation au changement climatique et que ça devienne vraiment une manière de structurer les systèmes et de prendre les décisions. » « L'enjeu, c'est d'être capable de mobiliser tous les acteurs, donc y compris les entreprises. C'est ce qui était prévu notamment pour certaines entreprises et opérateurs d'importance vitale dans le PNACC 3, notamment pour les transports, l'énergie et les télécoms. » « Il y a vraiment un enjeu à ce que cette réflexion soit menée plus largement, qu'on passe d'une adaptation incrémentale, c'est-à-dire au coup par coup, à une adaptation transformationnelle. C'est-à-dire une adaptation où on va réellement penser les modifications de nos systèmes socio-économiques. » « Ça demande qu'on mette autour de la table les différents acteurs d'un secteur pour réfléchir à cette transformation. Ce que doit aussi faire la puissance publique, c'est d'encadrer cette discussion-là, de mettre en place des obligations, des incitations, des normes. » « L'enjeu, c'est que l'adaptation est un sujet qui doit vraiment se gérer à l'échelle du risque et donc, notamment, il y a beaucoup de risques qui se passent à un niveau très territorial. » « Il y a vraiment un sujet qui est d'aller regarder quels sont les risques dans chaque territoire : déjà quels sont les aléas climatiques (précipitations, canicules, sécheresse, inondations), mais d'aller aussi regarder les facteurs d'exposition et de vulnérabilité. » « L'exposition, c'est voir quelles sont les populations, les infrastructures, les activités qui vont être impactées. Les vulnérabilités, c'est la propension plus ou moins grande de ces objets exposés à être touchés par l'aléa climatique. » « En termes de gouvernance territoriale, l'enjeu justement c'est d'être capable de prendre des décisions à l'échelle du risque et donc, à nouveau, de mettre autour de la table les différents acteurs dans un territoire concerné. » « Si on veut que ces chemins-là soient désirables, soient souhaitables, il faut aussi pouvoir mettre dans la discussion les populations, la société civile, au-delà des différents acteurs d'un secteur. »

Adèle Tanguy, Chercheuse à l'IDDRI, analyse le rôle des entreprises face au changement climatique.

Quel rôle les entreprises peuvent-elles jouer dans l’adaptation au changement climatique ?

Il est important que tous les acteurs soient embarqués dans l’adaptation au changement climatique et que cela devienne une manière de structurer et de prendre des décisions. Pour cela, il faut aller au-delà de la puissance publique et de la sphère étatique. C’est à cela que doit servir un plan national d’adaptation au changement climatique comme le PNACC-3 : l'enjeu est d’être capable de mobiliser tous les acteurs, y compris les entreprises. C’est ce qui était prévu pour certaines entreprises et opérateurs d’importance vitale dans le PNACC-3, notamment pour les transports, l’énergie et les télécoms. Mais derrière, il y a vraiment un enjeu à ce que cette réflexion soit menée plus largement, qu’on passe d’une adaptation incrémentale, au coup par coup, à une adaptation transformationnelle, où l'on va réellement penser les modifications de nos systèmes socio-économiques et de la manière dont on fonctionne.

Tout cela pourrait nous permettre d’anticiper les actions à mener dans le futur. Ce sont des transformations qui doivent se penser au niveau des secteurs et non pas dans chaque entreprise. Cela demande qu’on mette autour de la table les différents acteurs d’un secteur pour réfléchir à ces transformations. Derrière, la puissance publique doit aussi encadrer cette discussion et mettre en place des obligations, des incitations, des normes qui permettent d’entamer cette réflexion et ces transformations.

Quelle gouvernance pour renforcer la résilience des territoires face aux évènements externes ?

L’adaptation est un sujet qui doit se gérer à l’échelle du risque. Ces risques sont souvent au niveau territorial, il est important de le prendre en compte. Il faut également anticiper les aléas climatiques : les précipitations, les canicules, les phénomènes de sécheresse, les inondations, etc. Il faut aller regarder les facteurs d’exposition et de vulnérabilité. Par exposition, c’est voir par exemple quelles sont les populations, les infrastructures, les activités, qui vont être impactées par ces aléas et les vulnérabilités, c’est la propension plus ou moins grande de ces objets exposés à être touchés par l’aléa climatique. Cela signifie qu’en termes de gouvernance territoriale, l’enjeu est d’être capable de prendre des décisions à l’échelle du risque et donc à nouveau de mettre autour de la table les différents acteurs dans un territoire concernés par un risque ou par un enjeu en particulier dans un secteur pour prendre des décisions.

Derrière, lorsque l'on est capable d’estimer les risques futurs, il reste aussi la question d’adaptation. C’est une discussion qui doit avoir lieu au niveau territorial. Si l’on veut que ces chemins soient désirables, il faut pouvoir mettre les populations dans les discussions.

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