La mobilité, levier d'émancipation et de cohésion sociale

Le
Partager sur :

Derrière les infrastructures et les contraintes techniques, la mobilité est avant tout un enjeu humain et démocratique : permettre à chacun de choisir et d'accomplir son propre parcours de vie.

Lors de la conférence Geonexio, Françoise Gatel a rappelé que les déplacements du quotidien forment le socle de la cohésion sociale, en particulier dans les territoires périurbains.

En quoi la mobilité relève-t-elle de la cohésion sociale ? Françoise Gatel

Dans cette interview réalisée lors de l'événement organisé par Geonexio en avril 2026, le think & do tank de Transdev en France, Françoise Gatel souligne le rôle essentiel de la mobilité comme vecteur d'inclusion sociale et d'accès aux opportunités. Elle insiste sur la nécessité de développer des solutions innovantes, souples et adaptées aux pratiques réelles de déplacement, en construisant l'offre de mobilité à partir des besoins des citoyens et des territoires.

"Je trouve l'objectif de ce think tank extrêmement intéressant puisqu'il pose la question de solutions en matière de mobilité. Les mobilités, c'est à la fois un sujet très technique, mais surtout c'est un sujet extrêmement social. Parce que c'est grâce à la mobilité qu'on peut permettre à chacun d'avoir accès à des services publics, d'avoir accès à un emploi, d'avoir accès à la culture, à l'éducation — donc en quelque sorte pouvoir sortir de son territoire de vie pour accomplir le destin qu'on choisit. Dans une famille qui habite dans un territoire périurbain, vous avez quatre destinations de déplacement chaque jour : c'est l'école élémentaire, c'est le lycée, c'est la faculté, c'est le travail. Il nous faut donc inventer des solutions innovantes, agiles et souples, mais à l'échelle du bassin de vie, c'est-à-dire quel est le périmètre et le territoire de vie des citoyens qui dépasse allègrement les frontières administratives. C'est-à-dire il faut innover, il faut construire l'offre à partir de la demande et non pas avoir une offre qui est proposée, qui est standardisée, parce qu'on voit bien que ça ne marche plus. Les collectivités travaillent ensemble, il faut travailler avec les entreprises et puis nos concitoyens pour vraiment épouser parfaitement leurs besoins."

Un sujet technique, mais surtout social

Les mobilités sont à la fois un sujet très technique et un sujet extrêmement social. C'est grâce à elles que chacun peut accéder aux services publics, à l'emploi, à la culture et à l'éducation, et donc sortir de son territoire de vie pour accomplir le destin qu'il choisit.

Dans une famille installée dans un territoire périurbain, ce sont quatre destinations de déplacement chaque jour : l'école élémentaire, le lycée, la faculté et le travail.

Françoise GatelMinistre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation
“C'est grâce à la mobilité qu'on peut permettre à chacun d'avoir accès à un emploi, à la culture, à l'éducation, donc en quelque sorte pouvoir sortir de son territoire de vie pour accomplir le destin qu'on choisit.”
Françoise GatelMinistre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation

Construire l'offre à partir de la demande

L'approche descendante et standardisée ne fonctionne plus. Il faut inventer des solutions innovantes, agiles et souples, mais à l'échelle du bassin de vie, c'est-à-dire du territoire réellement vécu par les citoyens, qui dépasse allègrement les frontières administratives.

Cela suppose de construire l'offre à partir de la demande, et non de proposer une offre standardisée. Cela suppose aussi que les collectivités travaillent ensemble, avec les entreprises et avec les habitants, pour épouser au plus près leurs besoins réels.

Site web éco-concu
Date de modification de la page :
Le calcul des émissions pour cette page n'est pas encore disponible