Pourquoi Geonexio est-il un outil de prise de décision ?

Le 08 avril 2025
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Anne-Marie Idrac

Ancienne Ministre, Présidente de France Logistique.

« La mobilité de 2050, elle sera aussi une mobilité qui s'inscrit dans l'économie circulaire. Aujourd'hui, on ne peut plus se permettre de construire des infrastructures ou de fabriquer des véhicules sans penser à leur fin de vie. C'est-à-dire que dès la conception, on doit intégrer la capacité à réutiliser les matériaux, à recycler les batteries, à donner une seconde vie aux composants électroniques. Pour moi, l'enjeu de 2050, c'est de passer d'une mobilité qui consomme des ressources à une mobilité qui les préserve et les régénère. Cela demande une collaboration très étroite entre les industriels, les opérateurs et les recycleurs pour créer ces boucles vertueuses. C'est en faisant de la mobilité un maillon de l'économie circulaire que nous parviendrons à une durabilité réelle et totale de nos systèmes de transport. »

C'est un outil extrêmement utile pour tous. Pourquoi ?

Parce qu'il fait appel à l'intelligence collective, qui rentre en profondeur avec une maille territoriale très fine, avec des temporalités sur les déplacements également très fins, ce qui permet de saisir toutes les dimensions : l'économie, le climat, le social et aussi l'aménagement du territoire et l'urbanisme.

La planification des mobilités, elle doit partir des besoins. Et donc les besoins s'expriment de différentes manières, mais en particulier par les acteurs privés : les entreprises qui connaissent leurs clients comme Transdev, les industriels ou les exploitations agricoles qui emploient les salariés et qui connaissent les besoins horaires, et cetera, de ces salariés, les associations d'usagers. Donc il y a énormément d'acteurs qui peuvent venir éclairer les AOM, même si c'est à elles, évidemment, qu'appartient au final la décision.

Il y a beaucoup de leviers. Ils ont été d'ailleurs bien relatés dans la stratégie nationale bas carbone. Souvent, on pense aux véhicules électriques, certains pensent à l'hydrogène, le biogaz, et cetera, et cetera. Oui, c'est la partie émergée de l'iceberg, et il faut bien savoir que ce sont des investissements extrêmement coûteux. À l'autre bout du spectre de ces outils, eh bien, il y a l'aménagement du territoire et l'implantation des équipements, des activités, des logements. Alors évidemment, c'est long pour changer les mobilités, mais il faut toujours avoir ça en tête, parce qu'on peut ainsi réduire les distances.

Mais je dirais que le plus important, le plus intéressant, c'est de bien réfléchir en matière de mobilité au meilleur mode de transport par rapport aux besoins. Quand vous avez beaucoup de monde, et surtout sur des grandes distances, il faut des transports lourds en centaines de personnes. Quand on est en dizaines de personnes, c'est le terrain privilégié pour le bus ou pour les cars express, en particulier en périphérie. Et quand vous avez peu de monde, eh bien toutes les solutions de covoiturage seront intéressantes, ainsi bien sûr que le vélo et la marche.

Donc c'est une des raisons pour lesquelles l'outil est particulièrement intéressant : c'est qu'il permet aux AOM de bien comprendre quels sont les meilleurs outils pour aboutir à la décarbonation, avec le meilleur coût, pour le meilleur service aux différents types d'usagers.

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